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 Votre fils semble toujours en mouvement, a du mal à attendre son tour, passe rapidement d’une activité à une autre ou éprouve des difficultés à rester concentré ? Face à cette énergie débordante, le quotidien familial peut parfois devenir épuisant. Mais avant de parler d’« hyperactivité », une distinction est importante : un enfant très actif n’a pas nécessairement un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Le tempérament, l’âge, la fatigue ou certaines situations peuvent également influencer son comportement. Le diagnostic de TDAH repose sur une évaluation médicale précise.

Commencer par observer son comportement

Un enfant peut être très agité à la maison tout en étant parfaitement capable de se concentrer dans d’autres situations.

Dans le TDAH, les difficultés d’attention, l’impulsivité et/ou l’hyperactivité sont persistantes, ont des conséquences sur la vie quotidienne et sont généralement observées dans différents environnements, comme la maison et l’école. Les professionnels prennent notamment en compte leur durée et leur retentissement.

Avant de conclure que votre enfant est « hyperactif », il peut donc être utile d’échanger avec son enseignant : rencontre-t-il également des difficultés à rester assis, suivre les consignes, attendre son tour ou terminer une activité ?

Instaurer des règles simples et prévisibles

Les enfants qui ont beaucoup de mal à contrôler leur impulsivité peuvent bénéficier d’un environnement relativement structuré.

Essayez d’éviter de multiplier les consignes au même moment. Une phrase comme « Range tes chaussures, mets ton pyjama, brosse-toi les dents et prépare ton sac » peut être difficile à suivre.

Il est souvent plus simple de procéder étape par étape : « Range tes chaussures. » Puis, une fois cette tâche terminée : « Maintenant, va mettre ton pyjama. »

Des horaires relativement réguliers pour les devoirs, les repas, le coucher et les activités peuvent également rendre la journée plus prévisible.

Valoriser ce qu’il réussit

Lorsque le comportement d’un enfant est difficile, les remarques négatives peuvent rapidement prendre beaucoup de place : « Arrête », « Ne bouge pas », « Écoute-moi », « Combien de fois dois-je te le répéter ? »

Essayez aussi de remarquer les moments où il réussit à respecter une consigne. Un simple « Tu as rangé tes affaires dès que je te l’ai demandé, merci » lui indique précisément quel comportement est apprécié.

Les programmes d’accompagnement parental fondés sur des stratégies comportementales apprennent justement aux parents à renforcer les comportements adaptés, à établir des règles cohérentes et à mieux gérer les comportements difficiles. Ces approches font partie des interventions reconnues dans l’accompagnement du TDAH.

Lui permettre de bouger

Demander continuellement à un enfant très actif de rester immobile peut être contre-productif. Lorsque cela est possible, prévoyez des moments où il peut courir, jouer dehors, faire du vélo ou pratiquer une activité physique adaptée à son âge.

Pour les devoirs, de courtes périodes de travail entrecoupées de petites pauses peuvent également être plus faciles à gérer qu’une longue séance durant laquelle on lui demande de rester concentré sans interruption.

Éviter de réduire l’enfant à son comportement

Des expressions comme « tu es infernal », « tu n’écoutes jamais » ou « tu es impossible » peuvent finir par peser sur l’image que l’enfant construit de lui-même.

Il vaut mieux parler du comportement : « J’ai besoin que tu attendes que j’aie terminé avant de parler », plutôt que de définir l’enfant lui-même comme « turbulent » ou « désobéissant ».

L’objectif n’est pas de supprimer son énergie, mais de l’aider progressivement à mieux la canaliser.

Quand demander l’avis d’un professionnel ?

Si l’agitation, l’impulsivité ou les difficultés de concentration persistent pendant plusieurs mois et perturbent nettement la scolarité, les relations familiales ou la vie sociale, il est préférable d’en parler à un médecin ou à un pédiatre.

Le diagnostic d’un éventuel TDAH ne repose pas sur un comportement isolé ni sur un simple questionnaire. Il tient compte du développement de l’enfant, de son environnement et d’informations provenant notamment de la famille et de l’école.

Une prise en charge adaptée peut ensuite associer, selon les besoins de l’enfant, accompagnement parental, interventions psychologiques ou éducatives et autres mesures recommandées par les professionnels.

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